09 janvier 2009

Psychiatrie niveau 4

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Je me souviens de ce temps uniforme dans lequel le pouvoir se dessinait avec des barrettes,  le respect s’imposait avec des ornements aux manches, aux cols, aux couvre-chefs.

Je me rappelle ces longueurs nocturnes parées de pièges aux rictus de charognards, où le moindre clignement d’œil était signe de faiblesse et se payait par liasses de corvées.

Je me remémore les piétinements acharnés qui laissaient des traces de gomme caoutchouteuse sur les neurones et un goût de charbon sur les molaires usées de trop de crispations.

Je vomis les images panoramiques de ces missions aux manœuvres douteuses, habillées de neige parfumée de plâtre et dévêtues de toute forme de dignité par la promiscuité de l’autre.

J’exècre les grincements des sommiers auréolés de brumes parfumées aux macérations de bœufs cornus, que combat l’éclatement des semences qui n’en ont pourtant rien à foutre.

Je méprise de ce pas cette démarche cadencée que dansaient, aux rythmes tribaux, des phallus aux calots collés qui transformaient les différences en unicité unicellulaire et baveuse.

J’abomine l’engagement prodigué à voix rauque de cordes carcinomateuses qui appelle le conflit comme un canard qui exige sa blanche canne en vue de voler dans les plumes.

Je maudis ces comptables aux synapses grippés par des interférences de bactéries souffrants d’alzheimer qui oublient toujours le chiffre suivant le deux et recommencent inlassablement.

Je déteste toujours l’autorité gratuite pourtant payée cash, l’ordre établi qui écroule les rangements, la hiérarchie égyptienne, l’odeur de cibles et de balles chauffées à blanc.

Je hais l’esprit qui croyait prendre, le mental orné de trous, le psychique qui ne reflète rien, le cerveau digne d’un fils de vache, toutes ces pièces démontées qui se marient en kaki.

Sinon, j’aime beaucoup les profiteroles.

Posté par polipoterne à 20:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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